SI PORTRAIT M’ÉTAIT CONTÉ ®

Label déposé à l’INPI

Ces histoires racontent l’aventure du Héros que vous êtes et se présentent sous la forme d’un « livret d’art » écrit sur le ton du Merveilleux. Il s’agit d’un texte unique écrit pour vous seul(e).

Si vous voulez un conte, il suffit de prendre rendez-vous ou de vous inscrire.

Voici un extrait afin de vous mettre l’eau à la bouche :

L’on raconte volontiers qu’un homme grand et fort, au visage rond, à l’encolure large et puissante avait grandi en oubliant son talent.
Les fées le savaient, son ange gardien le savait et le Mage, celui qui me raconte toujours des histoires, était fort bien dans la confidence.

Une nuit, l’homme au talent oublié, eut un songe :
« Un lion à la fourrure fauve et au regard décidé, que tout, dans ses attributs désignait pour être un animal sauvage, buvait l’eau d’une fontaine au village, en compagnie d’un chien de berger, aux poils bouclés et à l’allure vigoureuse. De loin, le lion et le chien de berger semblaient être frères, mais si l’œil insistait, il devenait évident que le lion n’avait que quatre pattes de semblable à son ami chien. Leur soif semblait être rassasiée, alors le lion derrière le chien prirent ensemble le chemin de la montagne.
En route, ils rencontrèrent Georges et Arthur, deux solides bergers, qui depuis des années gardaient, à la belle saison les troupeaux de chèvres. Aucun d’eux ne fit attention à cet étrange équipage, celui du chien et du lion, et, somme toute, avaient-ils raison, car, il s’agissait là de leurs fidèles compagnons qui chaque jour regroupaient le troupeau, et, faisaient en sorte que la discipline soit respectée. Toutes les nuits, ils veillaient, et bon nombre de fois, ils avaient pu mettre un frein à l’appétit néfaste de toutes sortes de rapaces, et, même du berger, voisin jaloux, qui voulait acquérir facilement brebis et chèvres. Ils avaient, tous les deux, tou-jours réussis , aussi étaient-ils récompensés par une nourriture de choix et nombre de caresses, que leur maître, sans compter, leur prodiguait.
Pourtant, un jour de grand soleil, au bord de la mare où le troupeau lapait l’eau claire, Chien de Berger et son frère lion attentifs au moindre mouvement des petites bêtes, virent une carcasse en tous points identique à celle de Frère Lion, approcher d’une brebis et d’un geste vif et sûr, y planter ses crocs et l’enlever, faisant cela, il eut le loisir de plonger son regard rond, brun et sauvage, dans celui de Frère Lion. Dès cet instant, tout fut changé ! Frère Lion ne parvenait pas à oublier les yeux qui l’avaient contemplé et Lion Sauvage voulait connaître celui qui lui ressemblait tant, mais qui semblait si différent, alors il revint. D’abord en silence, puis, au maximum de ses capacités sensorielles, il était là pour connaître cet étrange lion, son flair en faisait le tour et il ne sentait pas le parfum de sa race, mais plutôt celui des brebis, du chien et des hommes. A la fin, il voulut provoquer le lion, mais celui-ci se terra à la manière des chiens qui jouent. Alors, sans vraiment comprendre, il rugit et lui dit :  » O Rémi que faut-il que tu sois !  »

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