Les ateliers d’écriture d’Anne Kail, Joyeux Noël !

Avec un ou deux textes inspirés, je vous souhaite de passer un très bon Noël  !

Sapin de Noël !

Voici deux citations que j’ai trouvées dans le Journal La Croix du 25 décembre 2015 https://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/Quand-la-litterature-celebre-Noel-2015-12-25-1396947




« L’homme se relevait et allait s’en aller lorsqu’il aperçut au fond, à l’écart, dans le coin le plus obscur de l’âtre, un autre objet.Il regarda, et reconnut un sabot, un affreux sabot de bois le plus grossier, à demi brisé et tout couvert de cendre et de boue desséchée. C’était le sabot de Cosette. Cosette, avec cette touchante confiance des enfants qui peut être trompée toujours sans se décourager jamais, avait mis, elle aussi, son sabot dans la cheminée. C’est une chose sublime et douce que l’espérance dans un enfant qui n’a jamais connu que le désespoir. Il n’y avait rien dans ce sabot. L’étranger fouilla dans son gilet, se courbaet mit dans le sabot de Cosette un louis d’or. Puis il regagna sa chambre à pas de loup. »
Victor Hugo, Les Misérables



« J’avais complètement oublié la religion et j’étais à son égard d’un e ignorance de sauvage. (…) Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverais un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C’est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j’assistai,avec un plaisir médiocre, à la grand’messe. Puis, n’ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. »

Claudel Dans Contacts et Circonstances paru en 1940, l’auteur du Soulier de Satin et de L’Échange raconte la révélation mystique qui conduisit à son retour à la religion un 25 décembre 1886.

Je vous souhaite à tous un TRÈS BON NOEL !

Noël !

Et comme d’habitude pour me contacter : anne.kail@free.fr

Commentaires 1

  • merci Anne de ces 2 textes, surtout émouvant pour le 1er.
    je te souhaite les plus belles fêtes possibles.
    Mon écriture est en suspens pour le moment, les paquets-cadeaux s’amoncellent pour nos 11 petits-enfants, quelle joie de les réunir.
    ce repos épistolaire sera j’en suis sure profitable pour l’année prochaine, avec un regard tout neuf sur mes données accumulées ,…………………

    Joyeux Noel et Bonne Année

    Bises
    Christiane

    PS : et bravo pour ce site « communiquant ».

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