Atelier d’écriture d’Anne Kail, les jours d’été !

Parfois la vie fait des surprises qui empêchent de tenir le rythme que l’on s’était promis : publier un texte par quinzaine sur ce site Internet !

Il est bien vrai que j’ai échoué, mais l’important étant, dit-on, de toujours remettre son ouvrage sur l’établi ! Alors me revoici…

Avec ce petit texte… de circonstance… Les jours d’été !

Le jours d’été !

Alors que fait l’atelier d’écriture les jours d’été ? Rien d’une certaine façon ! Rien de visible. Mais en profondeur des réflexions, des envies, des arrêts, une pause pour mieux ricocher.

Peut-être, puis-je vous en dire un peu plus…

Je ne sais plus si j’avais lu un roman ou si je l’ai imaginé, mais il portait sur les jours d’été.

Un arbre d’été

C’était l’histoire d’un jeune homme qui lisait un roman, réfugié qu’il était dans un arbre.

L’endroit était pour lui paradisiaque. Un village du sud, tout prêt de la méditerranée, sa famille possédait là, une maison de vacances, ni luxueuse, ni pauvresse, une maison intermédiaire, au décors de magasine destiné à faire rêver tous les caniculés de Paris.

Le jeune homme était censé réviser dans cette maison sa licence de droit, il en avait bien l’intention car c’était plutôt un personnage sérieux, mais c’était sans compter le coup du destin. Il avait trouvé dans le train un livre abandonné alors il l’avait emporté.

Dans cette maison de vacances, là où ciel azur, parfums de mer et de pin, chant de cigale et défilé de fourmis, résonnaient tranquillement au fil des heures, il y avait un arbre. Un vieil arbre, un platane. Ce platane avait toujours fait le bonheur des plus jeunes car son tronc large était rassurant, il permettait de s’y cacher, tout en observant la vie d’en bas se dérouler. Le deuxième jour, le jeune homme à l’heure dite de la sieste, s’y était approché, il avait accompli le rituel de son enfance, un pied sur le premier nœud de l’arbre, la main sur la branche la plus proche, un coup de rein et hop, ce niveau franchi, restait à atteindre le deuxième étage, là où les branches étaient comme une chaise longue si confortable. Pour ce jeune homme y parvenir était très facile. Alors il s’était installé là, et s’appuyant contre le tronc puissant avait tout simplement regardé, contemplé tout ce qui l’entourait. Eh puis, le livre l’avait suivi. Combien de temps était-il resté sur cet arbre, ce jour ? Cela était difficile à dire, mais certainement longtemps. Le roman l’avait tenu, comme jamais il n’avait été tenu. Les mots du livre l’agrippaient, les images le fascinaient, l’aventure était pour lui, il la devançait. Toutes les dix pages, il s’efforçait de regarder combien il lui restait à lire, fort heureusement c’était un livre bien nourri.

Il avait passé sa quinzaine dans les bras de cet arbre, ayant oublié tout de sa vie. Pourquoi ? Parce que ce livre lui montrait ses rêves, parce qu’il s’était totalement identifié au héros, parce que lui aussi avait fini par décider, d’un grand voyage…

Voilà ce que font les jours d’été, ils peuvent changer le cours de nos vies.

Je vous souhaite un très bel été !

Me contacter : 06 45 89 45 05 anne.kail@free.fr

N’hésitez pas à vous promener dans toutes les pages de ce site !

Et n’oubliez pas, il y a un très beau stage au mois d’août, en Corrèze !

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